Interview / INB : "On n'a pas de formation papier-crayons"

Laurent Winisky, directeur de l'INB

Le directeur de l'INB, Laurent Winisky, évoque l'évolution de son centre de formation aux métiers du nautisme. Déménagement, adaptation aux réformes des systèmes de formation, partenariats techniques, apprentissage.

On parle d'un déménagement du site actuel de l'INB de Concarneau . Qu'en est-il ?

On suit le dossier de l'aménagement de la criée de Concarneau où nous pourrions aller. Il est clair que le sujet du déménagement devient stratégique face à l'augmentation des effectifs. On est passé de 120 apprenants à 300 en l'espace de 10 ans. L'effectif de chaque groupe reste stable à 15 personnes, mais il y a eu une multiplication des formations. Et une nouvelle formation, c'est souvent 100 à 150 m² nécessaires en plus, car il faut des plateaux techniques. Une des caractéristiques de l'INB est que l'on n'a pas de formation papier crayons. Même les technico-commerciaux naviguent et passent par les ateliers.

Stockage des lasers de l'INB pour l'été: l'espace est compté.

En quoi êtes-vous impactés par la réforme à venir du système de formation professionnelle ?

La réforme du système de formation entrera en vigueur en 2021. Elle nous touche dans différents aspects. Elle impacte notre modèle économique car elle fait évoluer les financements des formations. Nous accueillons déjà 3 types de personnes : des étudiants en formation initiale, des demandeurs d'emploi en reconversion et des personnes en apprentissage. Nous mettons aujourd'hui l'accent sur l'apprentissage car la réforme va dans ce sens. L'avantage est que c'est quelque chose qui n'est pas nouveau pour nous. L'autre aspect de la réforme est l'évolution des normes qualités. Nous en suivons déjà, mais elles sont à upgrader. Nous avons embauché depuis septembre dernier un responsable QSE pour cela.

Quel succès remporte les nouvelles formations en apprentissage ?

Les entreprises sont demandeuses. Le problème est plutôt que l'on n'arrive pas à pourvoir tous les postes en apprentissage. Le besoin en mécanique est le plus criant. L'ouverture cette année du dispositif au cursus technico-commercial suscite aussi de l'intérêt, le titre étant ancien et reconnu.

Plateau technique de l'INB avec Volvo Penta en cours d'aménagement

Vous travaillez avec les professionnels pour le matériel de formation. Qui sont vos partenaires ?

Ils sont nombreux. On peut noter un nouveau partenariat que l'on a signé avec Volvo Penta, grâce auquel nous montons un plateau technique pour les moteurs marins inboard de grande puissance. A l'image de ce que nous avons fait avec Mercury pour les moteurs-hors-bord, cela permet aussi au fabricant d'avoir un plateau technique pour former ses propres concessionnaires. Nous sommes aussi en discussion avec un autre motoriste.

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