Interview / "Je souhaite rajeunir la marque Accastillage Diffusion"

Michael Amoros, nouveau directeur d'Accastillage Diffusion

Arrivé à la tête d'Intermer, la centrale de la chaîne de magasins Accastillage Diffusion en décembre 2019, Michaël Amoros explique à BoatIndustry son parcours et ses projets pour l'entreprise bien connue des plaisanciers.

Michaël Amoros, directeur opérationnel d'Accastillage Diffusion – Intermer depuis décembre 2019, répond aux questions de BoatIndustry.

Pouvez-vous nous présenter le parcours qui vous a mené à prendre la direction d'Accastillage Diffusion ?

Comme beaucoup dans le nautisme, c'est la passion qui m'a amené là. Pour l'anecdote, à 10 ans, je lisais le catalogue Accastillage Diffusion comme un magazine de jouets. J'ai ensuite fait des études d'ingénieur dans la productique puis une école de management, en habitant les 2 dernières années sur un bateau. J'ai travaillé dans un 1er temps dans l'outdoor chez Millet, puis chez Airbus Hélicoptère avant de partir en Italie dans l'industrie lourde en 2010. C'est en Italie que j'ai été approché par un cabinet de recrutement pour un poste de développement du réseau Accastillage Diffusion dans le pays. J'ai fait cela pendant 2 ans avant de revenir en France pour le lancement des AD Corner et le développement et l'animation du réseau AD jusqu'en 2017. Je suis ensuite parti chez Bénéteau comme chef de ventes en France. Une très belle expérience comme interlocuteur de concessionnaires dont certains sont des institutions du nautisme. Quand Alliance Marine est venu me proposer la direction d'Accastillage Diffusion, je n'ai pu qu'accepter.

Quels sont les principaux axes de travail pour AD ?

Ma feuille de route a plusieurs aspects :

  • D'une part donner de la visibilité à la marque et à nos magasins à travers l'animation du réseau et la couverture du terrain, en m'appuyant sur mon expérience dans le domaine.
  • Rajeunir la marque Accastillage Diffusion. Le réseau, fondé en 1974, est précurseur dans les chaînes d'accastillage, mais il manque peut-être un ingrédient, vu de mes 36 ans : un peu de fun. On a un catalogue de "jouets pour grands enfants", on est parfois un peu trop sérieux.
  • Continuer à adapter notre commerce plutôt traditionnel aux nouveaux consommateurs et aux nouveaux modes de consommation comme avec le Click&Collect depuis 5 ans. Il faut prendre le tournant digital en accompagnant le réseau. C'est le "phygital". Le physique va avec le digital.

Le volet social et environnemental de l'entreprise est également important. Grâce aux bonnes volontés du réseau, nous avons des points de recyclage pour les extincteurs, la pyrotechnie... On baisse également le volume d'impression du catalogue. Les colis web partent en magasin avec le même flux logistique que les livraisons de notre réseau. On teste des adhésifs à base de fécule de pomme de terre pour nos colis web et limiter les plastiques. C'est une somme d'initiatives importantes.

Qu'en est-il du développement du réseau à l'étranger ?

AD est en Espagne depuis 20 ans, avec 2 personnes à temps plein pour nous représenter et un réseau stable qui a su passer la crise. L'Italie est un axe de développement avec 7 nouveaux magasins en 2020. Pour le reste, nous sommes dans une logique d'opportunité partout dans le monde, en s'appuyant sur notre logistique qui est un de nos avantages concurrentiels. On a une capacité à livrer à l'unité et à limiter les actifs de stock des magasins.

Le stand Accastillage Diffusion au Nautic, sans matériel, a surpris. Quel est votre retour d'expérience ?

L'accueil a été plutôt bon. 95% des visiteurs du hall équipement connaissent déjà AD et viennent nous voir. L'axe d'amélioration porte sur la façon de toucher les 5% restants.

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