Coronavirus : Quel impact sur les formations aux métiers du nautisme ?

Laurent Winisky, directeur de l'INB

Le confinement et la fermeture des centres de formation intervient en fin d'année scolaire. Nous avons interrogé Laurent Winisky, directeur de l'INB, sur les conséquences de la crise sanitaire sur le parcours des futurs employés du nautisme.

Poursuite des formations à distance et validation des CQP nautisme

Comme l'ensemble des établissements d'enseignement, l'INB, principal centre de formation français aux métiers du nautisme, a dû fermer ses portes après l'instauration du confinement face à la crise sanitaire. Pour autant, l'activité ne s'est pas arrêtée et de nouvelles méthodes de travail se sont mises en place. "Tout le personnel de l'INB est en télétravail. Pour les apprenants, on a réussi à organiser assez facilement des cours à distance pour la filière technico-commerciale. C'est un peu plus compliqué pour les techniciens du nautisme" indique Laurent Winisky, directeur de l'INB. "Nous avons géré en priorité la problématique de ceux qui sortent de l'INB en fin d'année. On vient de valider de nouvelles modalités de validation des CQP (NDLR :Certificat de Qualification Professionnelle) avec la Fédération des Industries Nautiques pour l'ensemble de la branche. Nous organiserons les examens à distance, ainsi qu'une semaine de révision à distance. L'important était de valider les CQP pour être dans l'emploi pour la saison. Pour les modules pratiques annulés des étudiants qui poursuivent l'an prochain, cela devrait pouvoir être rattrapé en fermant une semaine de de moins en août, sous réserve d'avoir le mois de juin. (NDLR : l'interview a été menée avant l'intervention d'Emmanuel Macron annonçant la fermeture de l'enseignement supérieur jusqu'à la rentrée 2020/2021)"

Beaucoup d'étudiants en alternance étaient en entreprise lors de la fermeture des établissements au public. A l'image de beaucoup de salariés du nautisme, après un temps d'arrêt, ils ont retrouvé le chemin des entreprises. "La 1ère semaine du confinement, seuls 2 apprentis travaillaient. Aujourd'hui 70% vont dans l'entreprise, selon des modalités variables. Le plus important est qu'il n'y a pas eu de rupture de contrat" précise Laurent Winisky.

Organiser le recrutement et les contrats d'apprentissage

Le printemps est également la période de recrutement pour les établissements d'enseignement supérieur. Le directeur de l'INB ne semble pas inquiet sur l'arrivée de nouveaux étudiants. L'alternance pourrait se montrer plus problématique. "Le recrutement se fait toute l'année, même si le plus fort de l'action est en avril mai, où de nombreux forums ont été annulés. On continue de recevoir des dossiers dans un volume un peu plus faible, mais je n'ai pas d'inquiétudes. Une date de sélection est planifiée en juillet. Le point sur lequel je suis le plus soucieux est la difficulté de trouver des contrats en alternance. Il est difficile pour les candidats de prendre contact avec les entreprises qui ont d'autres problématiques et sont parfois dans le doute. Si la saison est bonne, avec une météo correcte et que les gens peuvent naviguer, cela devrait aller, sinon il y a plus de craintes."

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