Huari Voiles :"Les clients savent que nous sommes contre la voile jetable"

Florian Desray et Kaelig Tripoz, co-gérants de Huari Voiles

Depuis 2015, Huari Voiles s'est fait un nom auprès des plaisanciers, notamment ceux en quête de voyage. Alors que l'entreprise s'équipe pour répondre aux demandes dans le gréement, ses associés, Florian Desray et Kaelig Tripoz, nous expliquent la philosophie de cette voilerie qui préfère réparer que vendre des voiles neuves.

Du Micro au voilier de voyage

A l'origine de Huari Voiles, Florian Desray, issu comme son associée actuelle Kaelig Tripoz des formations des Ateliers de l'Enfer à Douarnenez, crée sa voilerie chez lui en 2015 avant de rapidement déménager dans un atelier à Plouhinec, puis de rejoindre Douarnenez en 2018. Il explique le développement de la voilerie : "Après s'être lancé grâce à la série des Micros, on a progressivement pris une orientation plus hauturier avec une spécialisation dans le voilier de voyage. Il y a un vrai pôle voyage à Douarnenez avec des gens qui préparent leur transat ou un départ vers le Nord. Cela permet aussi ensuite d'avoir des contacts avec des bateaux qui sont déjà loin."

Faire des voiles durables et les réparer

Chez Huari Voiles, la garde-robe d'un bateau est faite pour durer. La voilerie arbore le symbole du réseau Répar'acteurs et leur engagement est bien compris. Kaelig Tripoz résume : "Les gens comprennent que l'on ne cherche pas à vendre une voile neuve à tout prix. L'idée est de réparer au maximum pour faire durer. On est contre la voile jetable. C'est plutôt ceinture et bretelle pour les finitions, en sélectionnant les produits les plus costauds. C'est assez agréable car cela crée aussi du lien avec les gens qui voyagent et nous envoient des nouvelles."

Pour les voiles neuves, qui représentent une bonne vingtaine d'unités par an, Huaro Voiles s'associe à VB Voiles pour le dessin, avant de faire découper le tissu chez Pro-Cut. Le matériel est au plus lointain européen.

Assurer un service complet

Nouveauté récente chez Huari Voiles, l'entreprise travaille également sur le gréement avec l'arrivée d'une sertisseuse à câble jusqu'à 16 mm de monotoron. Kaëlig Tripoz justifie : "Il n'y en avait pas pour ces diamètres à Douarnenez et on envoyait les clients à 1h de là chez une voilerie concurrente. L'investissement va avec l'idée de se diversifier et d'assurer du travail pour deux, comme le montage d'enrouleur. C'était prévu dès mon arrivée en 2022."

Après avoir refait son plancher de près de 100 m2en 2023, pour accueillir deux postes de travail confortablement, la voilerie envisage un recrutement pour la saison 2024.

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