Le chantier MB92 Golfe-Juan a été inauguré le 29 janvier 2026 à Vallauris Golfe-Juan, après plus d'un an de travaux. Au delà de la cérémonie, cette mise en service interroge sur l'évolution des attentes des armateurs, des contraintes environnementales et de la structuration du refit sur la Côte d'Azur.
Un site remis à niveau face aux exigences réglementaires
Le premier enjeu concerne la conformité. Le site de Golfe-Juan, étendu sur 8 600 m2 de terre pleins, a fait l'objet d'une réfection complète. L'objectif affiché est clair, répondre aux obligations en matière de santé, de sécurité et d'environnement applicables aux chantiers de refit.

Pour les professionnels du secteur, cette remise à niveau conditionne l'accueil de yachts récents et la capacité à travailler avec des capitaineries et des administrations de plus en plus vigilantes. L'installation d'un système de traitement des eaux de type UDEP traduit cette priorité donnée à la gestion des effluents, sujet devenu central dans les zones portuaires méditerranéennes.
Des capacités techniques adaptées aux unités jusqu'à 43 mètres
MB92 Golfe-Juan se positionne sur un segment précis, les yachts de 12,5 à 43 mètres. Le chantier est équipé d'un travelift de 260 tonnes, dimensionné pour ce type d'unités. Cela répond à une demande soutenue sur la Côte d'Azur, où la rotation de yachts de taille intermédiaire reste élevée.

Les prestations annoncées couvrent l'ingénierie mécanique et électrique, la peinture, la menuiserie, les refits intérieurs et les reconstructions complexes. Pour les armateurs et gestionnaires de flotte, l'intérêt réside dans la concentration de ces compétences sur un même site, avec des délais maîtrisés dans une zone historiquement saturée.
Un chantier en activité pendant les travaux
Autre point notable, l'activité n'a pas été interrompue pendant la transformation du site. En 2025, 61 projets ont été réalisés sur des yachts allant jusqu'à 41 mètres. Ce maintien de la production en phase de chantier constitue un test opérationnel pour les équipes et les sous traitants.

Rob Papworth, directeur général de MB92 La Ciotat, souligne ce point en indiquant que ce niveau d'activité, atteint malgré les travaux, reflète l'organisation mise en place et l'expérience acquise sur d'autres sites du groupe.
L'enjeu du tissu local et des sous traitants
Pour un chantier de refit, l'infrastructure ne suffit pas. La réussite opérationnelle dépend largement du réseau de fournisseurs et de prestataires locaux. MB92 annonce vouloir développer à Golfe-Juan des relations similaires à celles construites à La Ciotat ou Barcelone.
Ce point intéresse directement les entreprises de la région, peinture, mécanique, composites ou services techniques, pour lesquelles l'arrivée d'un acteur structuré peut représenter un apport de volume mais aussi de nouvelles exigences en termes de qualité et de délais.
Situé entre Cannes et Antibes, le site de Golfe-Juan bénéficie d'un positionnement géographique recherché par les armateurs en Méditerranée occidentale. L'accès rapide aux zones de croisière et la proximité des aéroports renforcent l'attractivité du site pour des escales techniques courtes ou des refits planifiés.
MB92 Golfe-Juan s'inscrit ainsi dans la stratégie globale du groupe, présent à Barcelone, La Ciotat, Golfe-Juan et en mer Rouge. Fondé en 1992, MB92 Group gère environ 250 projets par an sur des yachts pouvant atteindre 180 mètres, avec près de 400 collaborateurs.

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