Avel Robotics :"Il y a de la place dans le nautisme pour un robot de drapage"

Production de foil avec un robot chez Avel Robotics

La start-up Avel Robotics de Luc Talbourdet veut automatiser la fabrication de pièces composites pour le nautisme et la course au large. Son fondateur dresse pour nous le bilan des 1ers mois et évoque les perspectives de l'entreprise.

Démarrage rapide pour Avel Robotics

Avel Robotics est le nouveau nom de l'entreprise depuis la fin de l'année 2018. Elle était auparavant appelée Absolute Composites, en référence à Absolute Dreamer, l'écurie de course au large de Jean-Pierre Dick et fabricant des ETF 26 au sein de laquelle Luc Talbourdet était le fidèle complice du skipper. La société, complètement indépendante, a été rebaptisée pour éviter les confusions. Entièrement dédiée à la fabrication automatisée de pièces composites, la start-up a connu un démarrage rapide et emploie déjà 8 personnes. Son robot de drapage tourne à plein.

Tête du robot de drapage

Un équilibre technico-économique possible dans le nautisme

L'investissement dans un robot high-tech pour le composite peut surprendre au premier abord dans le nautisme. Pourtant, Luc Talbourdet confirme sa pertinence. "Oui, il y a la place pour un robot dans le nautisme. Aujourd'hui, le foil est le produit avec le plus de valeur ajoutée. Il y a aussi un intérêt pour les safrans où le robot permet d'atteindre un profil très fin. Je suis convaincu que ces pièces deviennent de plus en plus stratégiques et de plus en plus grosses, ce qui rend le coût du robot acceptable. En plus, il autorise des plans de drapage impossibles à la main avec une bonne qualité. On a fait un comparatif sur 8 échantillons à la main et au robot. Le taux de dispersion est énorme."

Le fondateur voit aussi dans le nautisme une culture favorable. "L'intérêt est la capacité de décision et l'acceptation du risque par rapport à d'autres industries."

Foil réalisé par Avel Robotics

Des objectifs ambitieux

Avel Robotics va poursuivre sa croissance. "Nous sommes 8 actuellement et l'objectif est d'être 12 en fin d'année, avec un chiffre d'affaires visé de 1 M€ pour la 1ère année. On a déjà des commandes et fait plus d'une dizaine de devis. Le robot est utilisé à temps plein sur une journée, la prochaine étape sera de passer aux 2/8, puis aux 3/8. On a une visibilité à 6 mois, ce qui ne m'inquiète pas. Avec la course au large et Absolute Dreamer, j'ai appris à prendre des risques et gérer des investissements supérieurs au chiffre d'affaires. " explique Luc Talbourdet.

Techniquement et commercialement, l'entreprise accélère également. "Aujourd'hui on met l'accent avant tout sur la qualité, mais l'objectif est de gagner 20% sur les temps de production en 2 ans. En terme de marché, les foils vont devenir plus courants et se développer sur le haut de gamme de série dans le nautisme. On va également à terme chercher les marchés des énergies marines renouvelables, de l'aéronautique et du spatial. On apporte l'agilité d'une PME avec les outils d'une grosse structure."

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