Hors-bord diesel : un juste équilibre économique et écologique ?

DTorque 111 de Neander Shark, un hors-bord diesel en petite puissance

Neander Shark présentait à La Rochelle son nouveau moteur hors-bord diesel de 50 CV., le DTorque 111 Servitude portuaire, vedettes à passager et grande plaisance, le motoriste allemand vise des marchés de niche avec des arguments techniques et économiques.

Hors-bord diesel Neander Shark : petite puissance et gros couple

Le développement technique de moteurs hors-bord diesel est une longue histoire. Ses débouchés concrets et commerciaux sont peu nombreux. Si deux marques britanniques et scandinaves développent des moteurs de fortes puissances, le motoriste allemand Neander Shark a fait le choix de hors-bords plus modestes. Son distributeur mondial, Yanmar, présentait au salon de La Rochelle son modèle DTorque 111. L'appellation résume la différence avec un moteur essence traditionnel. Le fabricant affiche le couple maximal du hors-bord, 111 N.m et non sa puissance de 50 CV. Pour un couple comparable, un hors-bord essence 4 temps conventionnel affiche une puissance double.

Le Dtorque 111 est un bloc bicylindre de 800 cm3, doté d'un système breveté reliant 2 bielles et 2 vilebrequins indépendants à chaque piston. Cette architecture permet de transmettre le couple important et de réduire les vibrations, grâce à un dispositif contra-rotatif.

Des avantages économiques et techniques pour l'environnement professionnel de la plaisance

Neander Shark vise un marché de niche avec son moteur hors-bord diesel. Le couple élevé et un bollard pull de 402 N, séduiront le gestionnaires de port de plaisance pour ses capacités de remorquage et de poussage et l'aide à la manœuvre. L’utilisation de diesel évite l'emport d'essence et son stockage réglementairement complexe à bord des navires de grande plaisance. La faible consommation (11 L/h à plein régime et 4 L/h à 1200 tr/min), ainsi que l'espacement des entretiens tous les 250h seulement, limitent les coûts d'exploitation. "Cela devient intéressant à partir de 500 h de navigation par an." précise Thierry Berest de Yanmar, distributeur de Neander Shark. "Une étude avec la Mairie de Cannes pour ses 5 bateaux utilisés en gestion du plan d'eau montre que l'investissement est rentabilisé en 5 ans."

Quelle durabilité écologique ?

Si les arguments économiques et techniques sont évidents, la question du carburant et de la pollution reste. Les moteurs diesel sont de moins en moins présents sur la route pour des questions d'émissions de particules. Faut-il les développer en mer ? En correspondant mieux à l'usage qu'un équivalent essence avec une consommation plus faible, le bateau de servitude portuaire émet-il moins de polluant ? Nous n'avons pu faire le calcul. Il est à noter que pour le même usage, le développement des propulsions électriques pourrait entraîner l'émergence d'un concurrent plus populaire et a priori plus écologique.

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