La mobilisation des plaisanciers contre la future réforme de la TAEMUP franchit une nouvelle étape. Un mois après sa mise en ligne, plus de 10 000 signataires ont manifesté leur mécontentement. Un chiffre qui traduit la poursuite de la contestation autour d'une réforme fiscale dont l'application est prévue à compter du 1er janvier 2027.
Une pétition qui continue de rassembler les plaisanciers
Lancée pour demander une révision du futur dispositif, la pétition s'adresse aussi bien aux propriétaires de bateaux qu'aux professionnels de la filière nautique.
Les auteurs du manifeste estiment que la réforme est « injuste, illisible et sans concertation ». Ils considèrent également qu'elle risque de fragiliser un secteur déjà confronté à un ralentissement du marché et à une hausse des coûts de navigation. Le texte demande officiellement la réécriture de la réforme avant son entrée en application.
La future TAEMUP remplace le dispositif fiscal actuellement appliqué aux bateaux de plaisance. Depuis son adoption, plusieurs organisations professionnelles et associations de plaisanciers pointent un manque de lisibilité dans les modalités de calcul.
Les conséquences concrètes de la réforme restent au cœur des préoccupations des propriétaires, notamment pour les unités de petite taille et les bateaux utilisés dans le cadre d'une navigation de loisir.
Pour accompagner la pétition, le collectif met d'ailleurs à disposition une infographie présentant plusieurs exemples de taxation sur des bateaux de moins de 7 mètres afin d'illustrer les évolutions annoncées.
Une mobilisation qui dépasse le seul cercle des propriétaires
Au fil des semaines, la contestation s'est élargie au delà des seuls détenteurs de bateaux.
Les professionnels du nautisme suivent également le dossier avec attention. Chantiers, concessionnaires, loueurs, équipementiers et ports de plaisance redoutent qu'une fiscalité plus lourde ne freine le renouvellement de la flotte française et les investissements des plaisanciers.
Cette inquiétude intervient dans un contexte où le marché français cherche déjà à retrouver son dynamisme après plusieurs exercices marqués par un ralentissement des ventes.

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