Interview / Numarine distribué en France au travers d'un réseau de concessionnaires

French Boat Market a pris la distribution du chantier turc Numarine. L'occasion de poser quelques questions a son dirigeant Lionel Vergnes.

Avec French Boat Market, Numarine vient de trouver un distributeur pour la France. Le chantier turc s'associe à ce spécialiste de la distribution, qui représente déjà les marques suivantes :

  • Galeon
  • Nuova Jolly
  • Scout Boats
  • Pursuit
  • Galia

Nous avons questionné Lionel Vergnes, directeur, pour qu'il nous explique son positionnement avec l'arrivée de cette nouvelle marque.

Pourquoi avoir choisi d'importer Numarine ?

Numarine fabrique des unités à partir de 60 pieds et jusqu'à 130 pieds (40 m). Or la marque Galéon que nous importons aussi, s'arrête à 60 pieds. C'est donc une suite logique pour compléter notre offre.

Numarine, créé il y a près de 15 ans, est un des 5 plus gros chantiers européens dans la catégorie avec une capacité de produire 50 bateaux par an dans une usine de 35 000 m2 comprenant tous les corps de métiers, dont la menuiserie, le travail du verre et de l'inox.

En plus, nous nous sommes rendu compte qu'en France, l'offre de sport-yacht entre 60 et 70 pieds est assez pauvre. D'où l'envie de se positionner sur ce marché.

Quelles sont les caractéristiques de Numarine ?

Ce qui caractérise Numarine, avant le rapport qualité/équipement/prix, ce sont des plans de pont très modernes avec de beaux espaces de convivialités à l'avant, des extérieurs sur un seul niveau donnant un sentiment de terrasses tout autour du bateau ainsi qu'une une signature stylistique extérieure comme intérieure très contemporaine et haut de gamme que l'on ne retrouve pas à la concurence.

Numarine propose des bateaux prêts à naviguer. C'est-à-dire que pour le prix standard annoncé au client, celui-ci aura une unité full-option : climatisation, groupe électrogène, guindeau avant et arrière… jusqu'à l'antifouling ! Il n'aura pas à prévoir un chèque supplémentaire pour équiper son bateau.

Cela offre deux avantages. Le premier de conserver un prix de revente d'occasion crédible puisque l'on n'aura pas à justifier en plus du prix d'achat, celui des options. Mais aussi de ne pas leurrer un client en lui faisant miroiter une unité à 1,5 million et de lui rajouter 300 000 euros d'options.

Et comment se caractérisent les bateaux ?

Numarine offre une belle qualité de finition, exactement dans la lignée de Galeon. Le client a le choix de customiser ses matériaux, leur couleur…

La construction traditionnelle en polyester intégre les techniques modernes : infusion pour les coques et les ponts, contremoule collé et vissé, cloisonnement en sandwich stratifié avec renfort composites comme le carbone/kevlar aux endroits les plus stratégiques. Une qualité de construction qui permet au chantier d'offrir une garantie structurelle de 10 ans et d'être au normes de qualité Iso 9001.

Mais surtout Numarine est très bien placé en prix. C'est, je pense, aujourd'hui le meilleur rapport qualité/prix puisque je vous rappelle que nous livrons un bateau prêt à naviguer.

Vu la taille des bateaux à livrer et leur prix, vous allez travailler en direct avec les clients ?

Cela fait 25 ans que je crois en la pertinence d'un réseau de distribution, je ne vais pas changer aujourd'hui. Ce modèle ne fonctionne pas seulement pour les petits bateaux, il est aussi pertinent pour les plus gros. Regardez Jeanneau, sa gamme Prestige est vendue chez des concessionnaires.

Bien entendu, la qualité du réseau est une force. Il faut imposer des règles de fonctionnement, mais ça marche !

Et c'est bénéfique pour le client final. Il achète un bateau dans son port à un interlocuteur local, capable d'intervenir rapidement au besoin.

Quels sont les projets du chantier Numarine ?

Actuellement le chantier développe une gamme baptisée Explorer, des bateaux qui offrent une autonomie suffisante pour réaliser une transatlantique avec beaucoup de volume et de confort. Trois modèles sont proposés de 24, 32 et 40 mètres. Et le 32 XP est déjà en chantier. Nous en reparlerons…

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