Ikone 6.50, une marche technologique pour le chantier concarnois

Drapage du premier Ikone 6.50

La construction du premier voilier Ikone 6.50 avance d'un bon pas. Un nouveau modèle de bateau qui représente un cap technologique et le point de départ d'une évolution de l'entreprise que nous présente James Simon, récemment arrivé à la tête du chantier naval.

Construction lancée pour le 1er Ikone 6.50

Annoncé au début de l'année 2018, le nouveau voilier du chantier Ikone prend forme dans les locaux de l'entreprise à Concarneau. La coque du premier Ikone 6.50 était en cours de drapage lors de notre visite mi-octobre, tandis que la préforme du moule de pont recevait les dernières finitions. Développé avec les architectes navals Frédéric Neumann et Christophe Barreau, il s'agit d'un voilier de croisière côtière conforme à l'ADN du chantier, disponible en sloop ou en catboat.

Un cap technologique pour le chantier Ikone

Au-delà du nouveau modèle, l'Ikone 6.50 est un virage à plus d'un titre pour le chantier, comme l'explique James Simon, qui a repris l'entreprise en début d'année 2018. "C'est le premier bateau de chez Ikone qui est entièrement numérisé, les moules de coque, de pont, mais aussi l'aménagement intérieur. On a été loin dans les détails en intégrant dès la préforme les recess pour les charnières ou les fargues. Les meubles sont découpés au laser par CTS Numérique. L'Ikone 6.50 est aussi le premier de nos bateaux fabriqué en infusion dès la 1ère unité."

Préforme de pont de l'Ikone 6.50

Des gains industriels et commerciaux

Avec ces évolutions, James Simon entend faire évoluer Ikone vers une plus grande industrialisation et répondre plus vite aux demandes du marché de la plaisance. " Entre le début du projet et le 1er bateau, il a fallu 18 mois pour l'Ikone 7.50. Avec ces nouvelles méthodes, on est passé à 9 mois pour l'Ikone 6.50. On concentre le développement sur une période courte et l'on gagne du temps en parallélisant les études. On peut commencer la coque pendant que l'on finalise les meubles. Globalement, c'est une réduction de coût de 30% sur le développement du bateau. En gagnant du temps, on améliore notre "time to market" et l'on peut suivre le marché dont la demande évolue."

Vers une augmentation de la production de voiliers

Le chantier Ikone devrait livrer 14 voiliers en 2018, contre 8 l'an dernier. James Simon entend poursuivre la dynamique. "Pour l'Ikone 6.50, l'objectif est d'en sortir 10 par an." Pour cela, le chantier va lancer des travaux d'extension des locaux en 2019. De nouvelles surfaces pour le stockage et les bureaux permettront d'améliorer l'utilisation de l'atelier de fabrication des bateaux.

Atelier du chantier Ikone

Renouveler la gamme et viser la plaisance à l'export

Après le lancement de l'Ikone 6.50, James Simon a deux projets sur son bureau. Une réflexion est en cours sur le renouvellement de la gamme et le positionnement d'Ikone. S'il souhaite améliorer la qualité des finitions, la taille des bateaux reste à définir. Commercialement, le chantier concarnois veut développer l'export, pour l'instant principalement porté par la Suisse. "Dans 3/4 ans, le but est de faire 90% du chiffre d'affaires à l'étranger." indique James Simon. La réussite de l'Ikone 6.50 sera sûrement un élément décisif pour la stratégie à venir.

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