Reverso, le dériveur démontable accélère son développement industriel

Le dériveur démontable Reverso accélère son développement

Le petit voilier démontable Reverso passe à sa 2e étape de développement. Levée de fonds, industrialisation, distribution des bateaux... Antoine Simon, inventeur de ce dériveur, fait le point sur les nouvelles étapes de la vie de l'entreprise avec BoatIndustry.com

60 Reverso vendus en 2 ans

L'aventure Reverso a démarré officiellement en 2016, même si le prototypage du dériveur démontable avait débuté plusieurs années avant. Antoine Simon, pilote de ligne, en avait marre des contraintes d'un bateau difficile à déplacer et des contraintes de stockage. Il a donc imaginé un petit voilier démontable, transportable dans le coffre d'une ( NDLR: grosse ) voiture. " J’ai créé le bateau dont j’avais envie en tant qu’utilisateur. Un dériveur qui soit performant, sportif et qui permette de s’affranchir d’une logistique souvent pesante. " Après plusieurs prototypes, les premiers Reverso ont été commercialisé en 2016. Depuis, 60 dériveurs ont été vendus en 2 ans.

Antoine Simon, fondateur de Reverso

Accélération du développement de Reverso

" J'ai démarré l'aventure avec 6000 € de capitaux propres, puis j'ai gagné des concours de start-up ( NDLR : Reverso a remporté le Concours coup de pousse et une bourse French Tech en 2015, le Sardine Trophy en 2017 ). Cela m'a ensuite permis de faire un emprunt bancaire. Je suis allé au plus loin de ce qui était possible sur mes fonds propres et mon engagement personnel. Il fallait passer à une deuxième étape. On vient donc de clore une levée de fonds de 500 000 € " raconte Antoine Simon. L'opération réunit 4 investisseurs, dont deux étaient déjà propriétaires de Reverso. " J’ai participé à la levée de fond car c’est un projet novateur. Ça s’est fait naturellement. C’est une démarche technique qui entraîne pas mal d’entreprises françaises et tout ce qui touche à la France à l’export me touche." explique Laurent Marie, l'un des 4 nouveaux actionnaires.

Doubler la production de bateaux

La levée de fonds permet de financer deux aspects du développement de Reverso : la production et la commercialisation. " On a changé de braquet pour la construction en passant à un process full industriel. Actuellement, on produit deux bateaux par semaine. En investissant dans un deuxième moule, on va pouvoir produire deux fois plus de Reverso. " annonce Antoine Simon. Responsable des choix techniques et légalement fabricant des bateaux sur la plaque CE du bateau, Reverso s'appuie sur un nouveau sous-traitant pour la fabrication des coques. Les éléments seront désormais réalisés par Ouest Composites, l'entreprise bretonne qui produit les semi-rigide Pro Marine.

Vers un nouveau modèle de distribution des voiliers

Facilement transportable sur une simple palette, le Reverso a déjà été livré aux 4 coins du monde par colis. " On a développé une armure en polyéthylène pour s'assurer que le bateau arrive en bon état. " précise Antoine Simon. Pour développer son activité, l'entreprise cherche désormais le modèle de distribution adapté. " Je suis convaincu qu'on ne distribue plus les bateaux en 2018 comme dans les années 2000. Aujourd'hui, le plaisancier fait 80% du travail tout seul. On vend sur Instagram et sur les salons. On doit trouver une solution où on ne délègue pas tout et l'on garde le contrôle sur la relation client. " explique le chef d'entreprise. Trouver un modèle de commercialisation innovant, c'est donc le nouveau défi pour un voilier qui a déjà cassé les codes d'usage et de transport.

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