Bateaux détruits par un incendie dans un port à sec de Marseille

Le feu détruits des bateaux au port à sec Batotel de Marseille © BMPM

Le feu a détruit plusieurs bateaux de plaisance dans un port à sec de Marseille. Une enquête est en cours sur les origines de l'incendie qui a touché la société Batotel.

15 bateaux détruits dans l'incendie d'un port à sec

Un incendie s'est déclenché samedi 18 mai au matin sur le terre-plein de la société Batotel à Pointe-Rouge, à Marseille. Les flammes ont détruit une quinzaine de bateaux à moteurs stockés sur les racks de ce port à sec situé au sud de la cité phocéenne. Arrivés peu après 6 heures du matin, les soldats du feu du Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille ont pu éteindre rapidement l'incendie, toujours particulièrement dangereux de bateaux dotés de hors-bord généralement à essence, stockés avec leur carburant. Il a fallu 57 hommes et 19 engins pour venir à bout du sinistre et limiter les dégâts sur le site qui accueille 230 bateaux.

La piste criminelle privilégiée

"On se dirige vers une piste criminelle", indique la commissaire Marjorie Ghizoli, de la Direction de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône. Elle ajoute: "Les enquêteurs disposent d’éléments de vidéosurveillance laissant penser à une intervention extérieure". Le quotidien régional La Provence cite une source indiquant que "sur les images des caméras de vidéosurveillance on voit distinctement deux hommes encagoulés mettre le feu avant de repartir." Selon Mathieu Morin, président de la chambre syndicale des professionnels du nautisme à la métropole de Marseille, toujours dans La Provence, la société Batotel avait fait l'objet de menaces récentes.

Les pompiers luttent contre l'incendie du port à sec de Batotel (Crédits BMPM)

Un risque incendie fort pour les ports à sec

L'incendie, au port comme en navigation, est le risque le plus important pour un bateau de plaisance. Au-delà du fait divers, le sinistre de Marseille, heureusement rapidement maîtrisé dans un ville dotée de marins pompiers professionnels, aurait pu avoir des conséquences plus graves dans des zones moins équipées. Il illustre le risque inhérent aux ports à sec qui concentrent avec une grande proximité des bateaux, aux réservoirs à carburant pleins et dont l'entretien est variable. En contrepartie, l'accessibilité peut s'avérer meilleure qu'au bout du quai d'une marina à flot. L'accident est un triste rappel de la vigilance nécessaire des gestionnaires de ports à sec et sites d'hivernage.

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