Brexit : L'industrie nautique britannique dans l'attente

Brexit, les négociations débutent aussi pour le nautisme

Quelles conséquences aura le Brexit sur l'industrie nautique outre-manche en 2020 et au-delà ? British Marine, le syndicat des professionnels de la plaisance au Royaume-Uni, invite ses adhérents à se préparer à toutes les éventualités et se mobilise pour les négociations.

Brexit : la vente de bateaux inchangée pendant la transition

Après presque 4 ans de négociations, de rebondissements et de reports successifs, le Brexit a finalement eu lieu le 31 janvier 2020. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union Européenne. Mais les amarres ne sont pas tout à fait larguées et une période de transition d'un an s'ouvre jusqu'au 31 décembre 2020. Durant cette période, Grande-Bretagne et UE navigueront de conserve. Les conséquences pour les professionnels du nautisme ne seront pas visibles en 2020. "Il est important pour nos membres de savoir que nos relations avec l'Union Européenne, au moins pendant la période de transition, resteront les mêmes qu'elles sont actuellement, et que c'est "business as usual" " résume Lesley Robinson, directeur général de British Marine, l'association professionnelle du nautisme au Royaume-Uni.

Un marché crucial pour l'industrie nautique britannique

Comme dans de nombreux secteurs, l'Union Européenne est un débouché essentiel pour les industriels britanniques de la plaisance. La moitié des exportations du secteur se fait vers l'UE. Le marché est essentiel pour ces entreprises, les constructeurs de bateaux exportant 95% de leur production. Conscient de l'importance du dossier pour ses membres, British Marine indique "continuer son engagement auprès du gouvernement pour assurer les intérêts de ses membres tout au long des négociations."

Envisager le Brexit dur

Si les négociations des dernières années ont habitué à des retournements de situation, de nombreux observateurs se montrent sceptiques face aux possibilités d'un accord avant la fin d'année 2020. British Marine invite ainsi ses membres à se préparer à l'éventualité d'un Brexit dur et d'un retour à l'application des règles de l'Organisation Mondiale du Commerce. Si le taux de change favorable à la livre sterling pourrait être un avantage pour les bateaux et l'équipement fabriqués au Royaume-Uni, l'industrie nautique, à l'image d'autres filières, risque d'être pénalisée par une forte dépendance aux fournitures en provenance de l'UE, susceptibles d'être taxées à l'importation.

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