Covid 19 : Les entreprises du nautisme s'organisent selon leurs capacités

Les unités de production de Fountaine-Pajot sont à l'arrêt

Les mesures de confinement liées à l'épidémie de Covid 19 touchent de nombreux pays européens, impactant tout le nautisme. Trésorerie, main d’œuvre, capacité d'approvisionnement... Les entreprises étudient tous les paramètres pour choisir entre fermeture et activité réduite. Tour d'horizon des informations récoltées.

L'épidémie de Covid 19 a poussé les gouvernements de nombreux pays à imposer des mesures de confinement à domicile. Les déplacements ne sont autorisés que pour les activités essentielles et notamment se rendre au travail si celui-ci ne peut être effectué à domicile et s'il se déroule dans le respect des normes d'hygiène imposées. Les conséquences dans le nautisme sont variables et leur traduction varie selon les entreprises. Nous avons tenté d'en dresser un tour d'horizon et d'expliquer ces décisions.

Les commerciaux du nautisme en télétravail

Les fonctions commerciales et administratives sont les plus simples à transposer à domicile. Depuis quelques semaines, les responsables commerciaux exercent en télétravail. L'annulation des salons nautiques avait déjà allégé ces activités. Les supports techniques et de conseil communiquent par mail et téléphone avec leurs clients. Pour les sociétés opérant en BtoB, il en est de même.

Le chantier en concertation avec ses partenaires, cela dans le total respect des consignes sanitaires, poursuit l'activité de construction afin de respecter au mieux les engagements pris de timing de livraison auprès de la clientèle.

Ouverture des sites : fossé entre les grandes entreprises et les PME du nautisme

Pour les métiers nécessitant de se rendre dans les entreprises, la situation est plus dépendante de la typologie de société. Les magasins d'accastillage ou ports de plaisance sont fermés en application de la loi restreignant l'ouverture des lieux publics aux commerces de 1ère nécessité.

Les autres activités agissent souvent différemment en fonction de leur taille. Du côté de la construction de bateaux de plaisance, les plus gros chantiers ont fermé leurs portes, à l'image du groupe Bénéteau, des chantiers Fountaine-Pajot, Dufour ou Catana. Les plus petites structures poursuivent leur activité, le plus souvent en équipe réduite, pour pouvoir honorer leur carnet de commande. Si le souci de protéger les salariés est partagé par la filière, les capacités financières ne sont pas les mêmes pour tous. Une commande retardée aura un impact plus important pour une PME livrant peu de bateaux dans l'année. "Pour faire simple, qui selon vous est indispensable à la vie du pays. Quels sont les métiers autorisés ? Quels sont les métiers interdits ?" explique ainsi Eric Delas, dirigeant du chantier Beacher sur les réseaux sociaux.

Impact sur la logistique et la fourniture de matériel dans le nautisme

La production reste dépendante de la fourniture des matières premières et des équipements. Plusieurs distributeurs de matériel ont annoncé la fermeture de leurs entrepôts, ne maintenant que le service commercial en télétravail, suspendant les livraisons. Le stock des chantiers risque de s'amenuiser rapidement entraînant la fin de la production dans les établissements encore ouverts. Les masques de protection, indispensables pour les opérateurs travaillant le composite, sont désormais réservés au personnel soignant.

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Logistique chez Plastimo

Choix cornélien pour les dirigeants

La différence de choix entre les entreprises est révélatrice de la disparité des situations économiques des entreprises du nautisme, entre les grands groupes et les PME. Faut-il choisir entre santé des salariés et survie de l'entreprise ? Si la réponse est sûrement non, le questionnement sur les choix concret qu'elle implique reste ouvert. En témoigne la question ouverte du centre des jeunes dirigeants d'entreprise à Emmanuel Macron.

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