Un mois après son placement en redressement judiciaire, Black Pepper Yachts a trouvé un repreneur. Didier Charpentier, ancien dirigeant d'Itesoft et lui-même client du chantier, reprend ses actifs via CDML. Onze des douze salariés doivent être conservés.
Didier Charpentier reprend les actifs de Black Pepper
Le tribunal de commerce de Nantes a validé début octobre 2026 la cession des actifs de Black Pepper Yachts à CDML, société portée par Didier Charpentier. La décision intervient un mois après l'ouverture du redressement judiciaire du constructeur nantais de voiliers en carbone.
11 des 12 salariés sont repris. Le montant de la cession n'a pas été communiqué. La société Black Pepper fait parallèlement l'objet d'une liquidation judiciaire, tandis que ses actifs et son activité doivent être repris par la nouvelle structure.
Le repreneur est aussi client du chantier
La reprise présente une particularité : Didier Charpentier connaît déjà Black Pepper en tant que client. Le fondateur et ancien PDG de l'éditeur de logiciels Itesoft a commandé l'un des deux catamarans C.69 actuellement en construction à Nantes.
Ces deux multicoques de 69 pieds avaient pesé sur la situation financière du chantier. Leur coût de construction supérieur aux prévisions avait contribué aux tensions de trésorerie ayant conduit Black Pepper au redressement judiciaire.
La poursuite de leur construction devrait donc constituer l'un des premiers enjeux industriels du repreneur.
Une équipe et un savoir-faire carbone préservés
Le maintien de 11 salariés permet également de conserver l'essentiel des compétences internes du chantier dans la construction composite carbone. Black Pepper s'est fait connaître par ses voiliers de plaisance à forte personnalisation, mais a aussi construit plusieurs IMOCA dessinés par Sam Manuard.
Didier Charpentier entend poursuivre l'activité au-delà de l'achèvement de son propre C.69. Selon API News, il vise une croissance annuelle de 40 % jusqu'en 2030. Cet objectif reste celui du repreneur : les moyens financiers engagés et le futur plan de charge du chantier ne sont pas connus à ce stade.
Après la reprise juridique, le principal enjeu sera donc industriel : achever les bateaux en cours tout en reconstruisant un modèle économique capable de financer les programmes suivants.

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