Incendie chez Catana, les moules préservés ouvrent la voie à une reprise de la production

Le violent incendie qui a frappé Canet en Roussillon le 2 juillet n'a pas épargné le site historique de Catana Group. Deux bâtiments de production ont été détruits, mais aucun blessé n'est à déplorer. La préservation des moules et la présence de plusieurs unités industrielles au sein du groupe constituent désormais les principaux atouts pour organiser la reprise.

Le feu, attisé par une forte tramontane et des conditions de sécheresse particulièrement défavorables, a traversé une partie du secteur de Canet en Roussillon et de Sainte Marie la Mer avant d'atteindre le pôle nautique. Parmi les entreprises touchées figure Catana Group, dont le site historique assure la construction des Bali 5.8 et des Catana OC 50.

Deux des trois bâtiments ont été entièrement détruits. Les lignes d'assemblage, plusieurs bateaux en cours de construction ainsi que des unités prêtes à être livrées ont été emportés par les flammes. Les équipes présentes sur le site avaient toutefois été évacuées avant l'arrivée de l'incendie. Aucun blessé n'est à déplorer.

La sauvegarde des moules change les perspectives

L'un des points les plus importants concerne le troisième bâtiment du site, qui abrite l'atelier polyester ainsi que les moules de fabrication des deux modèles produits à Canet. Les pompiers, épaulés par des salariés mobilisés durant toute la nuit, sont parvenus à préserver cette partie stratégique de l'usine.

Pour un chantier naval composite, les moules représentent un outil industriel essentiel. Leur conservation évite de devoir recréer l'ensemble des outillages, une opération qui aurait considérablement allongé les délais de redémarrage de la production.

Une capacité industrielle répartie sur plusieurs sites

Si une partie des salariés est placée en activité partielle dans l'attente des expertises et de la sécurisation des bâtiments, Catana Group dispose d'un atout important. Le constructeur emploie environ 1 300 collaborateurs répartis sur plusieurs unités de production en France, au Portugal et en Tunisie.

Cette organisation permet d'envisager une répartition de certaines activités et de limiter les conséquences du sinistre sur le fonctionnement global du groupe. Les équipes travaillent également à des solutions temporaires pour reloger une partie des services administratifs et techniques à proximité du site de Canet.

La reprise devient la priorité

Les prochaines étapes porteront sur l'évaluation précise des dommages, le nettoyage du site et la remise en service progressive des activités. Les bateaux dont la construction était quasiment achevée pourraient également être finalisés afin d'assurer les premières livraisons.

Même si les pertes matérielles sont importantes, plusieurs éléments permettent d'aborder la suite avec davantage de visibilité. Aucun collaborateur n'a été blessé, les moules ont été sauvegardés et le groupe conserve un outil industriel diversifié. Autant de facteurs qui doivent désormais faciliter l'organisation de la reprise de l'activité sur le site de Canet en Roussillon.

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